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PARTENARIAT 2019-2020

Une équipe de 7 coureurs et coureuses de Bussy Running s'engage sur le Marathon des sables 2020 afin de récolter des fonds pour l'association "Vaincre la Mucoviscidose"

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 06:21

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♫ C'était au temps où Brussels chantait, c'était au temps où Brussels brusselait…♫

 

Comment ne pas avoir une petite pensée pour maître Jacques en foulant les rues pavées de la Grand Place de Bruxelles !

"Heureux", ce titre du célèbre chanteur belge résume à lui seul le caractère de ce week-end brussellois…

Deux courses au programme : un semi et un marathon. Suzy, Laurence, Florence, Cathy, Rodolphe et François sur le semi. Vincent, Claude et Patrick sur le marathon vont découvrir la ville et ses environs très verdoyants.

 À 9h00 notre trio s'élance du parc du Cinquantenaire aux côtés d'environ 2 000 autres marathoniens. Vincent le fils de Lolo et Claudio court son premier marathon. Maestro Claudio tout auréolé de son récent exploit de l'UTMB est à l'autre bout de la ficelle. L'objectif est d'accompagner Vincent jusqu'au bout sans qu'il ne se mette dans le rouge afin que ce baptême lui donne envie d'y revenir dans les prochains mois. Il serait satisfait en le terminant en moins de 4h15'.

A peine 1 km parcouru que nos supporters massés sur la place Schumann nous hurlent leurs encouragements. Une heure trente après notre passage ils s'élanceront à leur tour pour 21,1 km.

Les premiers kilomètres sont roulants mises à part les remontées de 3 tunnels qui se succèdent. Vincent connait le parcours par cœur, puisqu'il vit à Bruxelles depuis six ans et s'y entraine régulièrement en prépa de ce marathon.

Après une boucle dans le parc du bois de la Cambre et un arrêt pipi, noua arrivons au 10èmekilo. Vincent est très bien, il nous précède de quelques pas et imprime le rythme. En moyenne nous sommes en 5'40" / 5'50" au kilo. Tout va bien. Nous empruntons maintenant les grandes avenues des quartiers bourgeois et des ambassades. Claudio me décrit les maisons et manoirs qui agrémentent ces grandes propriétés. Au 18ème nous quittons le parcours commun au semi et la première difficulté se présente, une côte régulière d'environ deux kilomètres.

C'est dans cette pente que mon aponévrose se rappelle à mon bon souvenir. Au 19ème la douleur est intense, je suis obligé de prendre des appuis différents pour minimiser le mal. Je compense avec l'autre jambe, je cogite, je me dis qu'il reste encore beaucoup trop de kilomètres pour envisager une fin heureuse. Je pense à Lolo et son calvaire sur la fin du marathon de Florence. J'ai pas envie de vivre la même mésaventure…

J'avale un Advil, j'avais prévu ! J'informe Claudio sur le problème et lui dis : "ça va pas le faire" ! Il m'encourage et dit à Vincent de faire sa course, nous on va gérer ! Du 19ème au 24ème c'est très dur. J'avoue qu'à cet instant si j'avais pu entendre les anges ils m'auraient probablement fredonné "le Moribond" ou "Ne Me Quitte Pas" ! Malgré tout j'arrive à tenir le rythme tant bien que mal. Après le 25ème la douleur s'atténue, la description de la beauté des paysages par Claudio et la remontée des concurrents qui nous précèdent m'occupent l'esprit. Vincent toujours égal à lui-même m'impressionne ! Tel un vieux briscard il ne se soucie pas des quelques coureurs déjà à la dérive. Il ne se plaint pas et reste imperturbable et maintient le même rythme depuis le départ. Le 30èmekilo arrive, on n'arrête pas de doubler depuis le 25ème. "♫ C'est bon pour le moral ♫" ! non, non c'est pas du Jacques Brel mais qu'importe, ça booste et on avance ! Du 28ème  au 30ème  encore une côte, très longue, personne ne discute, on la franchit toujours en doublant. Entre le 36ème et le 38ème on doit encore affronter une nouvelle bosse d'environ deux kilomètres, celle-ci fait mal ! Qui a chanté "le Plat Pays" déjà ? Je le hais !!!

On rattrape des semis-marathoniens qu'on a retrouvés sur le parcours commun au 36ème, au 16ème pour eux. C'est plus dense, il faut doubler un peu plus. On joue des coudes, on fait les extérieurs sur les pelouses pour dépasser. On entend les hauts parleurs. Ça sent l'écurie ! On termine les deux derniers mille en 4'45" au kilo, ça bouchonne. On salue Lolo à 500 m de la ligne, emmitouflée dans sa couverture de survie. Elle est revenue sur ses pas après son semi et désire absolument admirer les dernières foulées de son fiston. Elle est fière de lui… Claudio demande à Vincent de se calmer afin que nous franchissions la ligne d'arrivée main dans la main. Heureux et rayonnants, on boucle ce marathon en 4h03'21". Félicitations à Vincent qui sur un parcours moins exigeant aurait sans aucun doute avalé son marathon en moins de 4h00. Merci à Claudio pour sa présence et son attention durant toute la course…

Les retrouvailles post semi et marathon furent, comme le B.R. en a désormais le savoir-faire, réjouissantes et festives autour d'une bonne table.

 On n'a pas trop cherché l'adresse de la "Madame Andrée" ni celle de la "grosse Adrienne de Montalant" pour aller manger "♫ des moules et puis des frites, des frites et puis des moules…♫. On s'est contentés de celles de l'Esprit de Sel de la place Jourdan tout aussi bonnes en finissant "♫ Le cœur au repos et les yeux dans la bière"…

En attendant New York dans un mois, la conclusion est tout de suite trouvée en chantant : "Au Suivant…"

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En attendant le(s) récit(s) et commentaires de la course des semi-marathoniennes et semi-marathoniens, j'anticipe et ne résiste pas au plaisir de vous annoncer les excellentes performances des un(e)s et des autres.

En effet, chez les gazelles, Laurence pulvérise son record sur la distance de plus de 5 minutes en 1h51', Cathy également établit son nouveau record en 2h00'48", Suzy en 2H00'13'' n'a aucun souvenir de la difficulté de cette dernière longue côte du 16ème, c'est dire son état de fraîcheur… Quant à Flo, compte tenu de ses soucis de santé et de forme, elle a eu le courage de prendre le départ. Elle a su aussi être raisonnable, pensant à New York, en alternant course et marche durant environ 15 km. C'est très encourageant pour la suite…

Chez les gazous, François s'était fixé un objectif de 1h30 – 1h35 et termine très satisfait en 1h34'. Rodolphe, comme le bon vin, se bonifie avec l'âge J ! La bière qu'il a dégustée la veille l'aurait-elle dopé ? Il établit lui aussi son nouveau record en 1h40'…

Chapeau à toutes et tous !!

 

Les photos 

commentaires

Pitchoune Ravie 16/10/2013 21:02


Et Hop encore des petits, des grands mais surtout de forts beaux moments de bonheur partagés !!!!Merci Patrick L'Iron Man , pour ce récit si vivant!!


HIHA les gazelles....héhéhé on" n'arrête pas les progrès"!!!!Des coeurs de Lionnes ces gazelles!!

Nabilla 16/10/2013 10:48


à l'eau, à l'eau ... non mais ALLO quoi !

Mimi Girl 15/10/2013 22:30


superbe récit de Big Boss comme d'habitude, il a tous les talents celui-là, car même celui de courir entre un père et son fils, qui lui boucle son 1er marathon - l'air de rien - en 4 heures.
Facile quand même quand on sait que vous étiez dopés aux moules-frites et à la bière !!  merci de nous avoir fait partager quelques moments de votre week-end bruxellois et bravo à toutes les
gazelles et les gazous pour vos temps, vous avez fait des super chrono UNE FOIS !!    bonne récup ... A L'EAU maintenant !!!

Lorenza 15/10/2013 10:02


Le gand Jacques, oui, bien sûr  mais le grand Patrick aussi ! Quel beau récit ... Un super week-end entre amis, bien arrosé ( non, non, il n'a pas plu mais il a été arrosé à la bière ! ) et
une belle course ( semi ou marathon ) sur un joli parcours ... pas très plat !


J'ai été ravie et émue d'être présente au départ et à l'arrivée du fiston pour son premier marathon !


 

la voix de la sagesse 14/10/2013 22:22


Arrête d'exciter "l'homme qui sait pas dire non", tu vas finir par le casser