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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 00:00

UN ALIMENT A REDECOUVRIR : le lait et ses dérivés

 

Comme souvent en matière d’alimentation, on ne peut pas prendre parti totalement pour ou totalement contre le lait et les laitages.

Le lait est un aliment nécessaire aux enfants et aux adolescents : globalement, c’est une affirmation  admise par tous, dans le monde scientifique.

En revanche, lors de la croissance, le métabolisme humain évolue ; chez l’enfant en bas âge  le corps produit une enzyme la Lactase qui permet de digérer le lactose, un sucre constituant essentiel du lait. En avançant en âge, l’être humain peut perdre progressivement cette enzyme et devenir intolérant au lait. Cette disparition progressive se fait de manière très différente d’une ethnie à une autre et n’est pas systématique au sein de la même population.

L’intolérance au lactose peut se traduire par des symptômes digestifs variés : ballonnements, diarrhées, douleurs abdominales.

    nullEn fait, le lait et les laitages sont loin d’avoir toutes les vertus qui semblent leur être attribuées : ce n’est pas un aliment indispensable, contrairement à ce qui nous est répété à longueur de publicité.

Certaines études scientifiques suggèrent même qu’on pourrait totalement s’en passer et compenser le manque de CALCIUM par un apport varié de légumes et de fruits. C’est d’ailleurs ce que fait la vache qui se nourrit exclusivement de végétaux lui apportant tout le calcium contenu dans son lait.

Mais point n’est besoin d’être excessif dans ce sens non plus…

L’adulte peut en consommer régulièrement s’il le souhaite car, le lait et ses dérivés sont un apport bon marché de protéines, de matières grasses, de glucides, vitamines et minéraux (potassium, phosphore et bien sûr calcium). D’autant que lorsqu’il est supplémenté en vitamine D, l’absorption du calcium et sa fixation sur les os en sont facilitées.

Mais il ne faut pas négliger non plus son apport calorique qui n’est pas nul. (90 Kcal pour 100 g). Le lait et les laitages font grossir si on en consomme en trop grande quantité car ils sont riches en lipides et en glucides rapides.

    Vient donc la question de la quantité de lait et laitages à absorber : « les produits laitiers sont nos amis pour la vie » : combien de fois par semaine avez-vous entendu ce slogan au cours des 10 dernières années ? …

Ceci pour bien ancrer cette idée (reçue) au cas où vous n’auriez pas intégré la notion et pour que votre cerveau la reprenne de façon automatique  …

Qui donc est à l’origine de ce précieux conseil ?

L’industrie agroalimentaire bien sûr ! Avec la bénédiction des pouvoirs publics qui financent les études à grande échelle dans la population, ainsi que les campagnes dites d’information et de santé publique.

En fait, un minimum d’une portion par jour serait bénéfique pour la plupart  des personnes, mais la controverse est toujours présente sur la quantité souhaitable à absorber.

De toute façon, plusieurs études montrent que la majorité  des sujets ne consomment pas la quantité de calcium recommandée par les autorités de santé publique, et que malgré cette insuffisance, les pathologies liées à la carence en Calcium ne sont pas plus en augmentation dans les pays industrialisés.

D’autant plus que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) vient de montrer que le nombre de  fractures de hanche, dans ces pays où les apports en calcium sont plus importants, est  plus élevé que dans les pays où ces apports calciques restent bas (Japon, Inde et Pérou). C’est le « Paradoxe du calcium ».

Au-delà de deux portions de lait ou laitages, les bénéfices généraux pour la santé ne sont pas démontrés.

Quant à en consommer 3 à 4 portions par jour comme le recommande le Programme National Nutrition Santé, cela n’est bénéfique que pour les grands groupes de l’industrie agroalimentaire.

Diverses études concluent que si une consommation minimale semble bénéfique, une augmentation importante de cette consommation n’apporterait pas de bienfaits supplémentaires en matière de santé, voire serait néfaste et pourrait augmenter le risque  de cancer de la prostate chez les hommes. (Etude de l’Université de Montréal en 2010)

La quantité optimale est en fait très individuelle ; mais une chose est sûre : si on n’aime pas le lait et les laitages, on ne doit pas se forcer à en consommer pour « avoir la quantité de calcium nécessaire ».

Et les sportifs ??

   

De nombreuses idées circulent dans le milieu sportif quant à l’opportunité de consommer des laitages régulièrement : il semble qu’en trop grosse quantité (plus de 2 fois par jour), les tendons, articulations et autres cartilages fonctionnent moins bien ; mais les études ne sont pas parlantes à 100 % et devraient pouvoir être effectuées sur un  nombre significatif de sportifs. Les laits de chèvre et de brebis semblent moins nocifs pour les sportifs car leurs protéines sont mieux digérées par l’organisme.

Et pourquoi ne pas profiter des laits « BIO »…

Pour terminer, voici une petite réflexion relevée sur le site passeportsanté.net (site Canadien très objectif sur les dernières connaissances en matière de nutrition).

 

 « Lesser et coll. ont récemment examiné les résultats de 206 articles scientifiques sur les relations entre aliments et santé - dont 35 portant sur le lait - et trouvé que la conclusion d’une étude est étroitement liée à la source de financement. Lorsqu’une étude est financée par l’industrie, les chances de voir sa conclusion favorable au sponsor sont 4 à 8 fois plus élevées que lorsqu’il n’y a eu aucun financement de l’industrie. » …

A garder en mémoire !

 

commentaires

chantal 31/10/2012 16:18

MEUEUUUUUUUUCIIIIII à tous deux de nous rappeler d'avoir et de garder...le BON....
le BON Geste (mangeons sans excès...ce qui nous fait plaisir,ouf merci Suzy!), le bon GOÛT (vive nos fromages ....Morbleu!)en sachant préserver notre BON sens....PAYSAN!!!MORDIOU!

Hervé 31/10/2012 06:08

Pour rappel, derrière le terme "Industrie agroalimentaire" se cache en France 75 000 fermiers avec leur famille et leur bétail.Ils étaient 5 fois +, il y a quelques années, et n'ont pas une vie
facile.

Boire du lait en Normandie ou en Centrafrique, ce n'est pas la même chose.

Faut-il tout remplacer par de la culture de soja, pour faire des ersatz bien artificiels ? Sous prétexte que la protéine est meilleure ?

La France est le pays des fromages !