INSCRIPTIONS AUX ACTIVITES

PARTENARIAT 2019-2020

Une équipe de 7 coureurs et coureuses de Bussy Running s'engage sur le Marathon des sables 2020 afin de récolter des fonds pour l'association "Vaincre la Mucoviscidose"

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 00:00

   

Bon, quesaquo ?

 

Sans faire un cours de biochimie complexe,  nous allons essayer de comprendre ce que sont ces molécules mystérieuses.

 

On  parle surtout des oméga-3 et omégas-6 : ce sont des acides gras à longue chaîne comportant dans leur molécule des liaisons polyinsaturées.  L’acide alpha linolénique, l’acide éicosapentaenoïque et l’acide docosahexaénoïque… Bon, je m’arrête là !

 

En fait, il s’agit d’acides gras dits essentiels (car l’homme ne peut pas les synthétiser et il en a besoin pour son métabolisme et surtout en tant que constituant des membranes cellulaires), contenus principalement dans les poissons et produits de la mer ainsi que dans certains végétaux comme le chanvre, le lin,  le colza ou  le soja.

 

 Ces produits magiques ont des effets sur les membranes cellulaires qu’elles assouplissent, des effets de protection cardio-vasculaire ainsi que des effets préventifs sur l’inflammation  et sur la croissance cellulaire et donc sur la survenue des cancers (voir La santé et tout et tout N° 2).

 

Cet effet bénéfique des omégas serait surtout dû à un rapport oméga-3/ oméga-6 favorable. Et ce rapport a été totalement modifié par notre alimentation…

 

La structure même de notre alimentation aurait-elle été fondamentalement  modifiée  depuis l’avènement de nos sociétés  dites de progrès ? Nous y voilà.

 

Déjà, nous devons constater que le mode alimentaire des animaux dont nous nous nourrissons a changé au fil des années, à cause  de la modernisation de l’élevage et du besoin impérieux de nourrir les populations : les vaches et les poules,  ont été amenées à évoluer dans des milieux moins naturels (élevage en batterie) et donc à se nourrir de moins d’herbages (riches en omégas-3) au profit d’aliments plus raffinés (maïs, soja, blé qui ne contiennent quasiment plus d’omégas-3).

 

Si les animaux  mangent de l’herbe, la viande ou les œufs que nous consommons  contiennent des quantités d’omégas-3  bénéfiques à l’équilibre de notre organisme. S’ils se nourrissent d’autres nutriments moins naturels, le déséquilibre du fameux rapport oméga-3/ omégas-6 peut devenir majeur.

 

Et plus nous mangeons de ces produits animaux, plus le déséquilibre peut se creuser.

 

Dans ces conditions, ne vaudrait-il pas mieux réduire un peu nos rations de viande, volailles et œufs au profit de la qualité de ses produits ?

 

D’autant plus que des études toutes récentes ont étayé la théorie selon laquelle, la diminution de l’apport calorique global de l’être humain pourrait avoir un effet préventif sur nombre de maladies…

 

Où trouver les omégas-3 en pratique quotidienne ?

 

Déjà, choisir des filières animales contrôlées. De nombreux éleveurs se sont rangés à un élevage moins intensif et plus naturel ces dernières années pour correspondre à un mouvement de protection de notre environnement et de notre santé. Les distributeurs alimentaires ayant parfaitement compris où pouvait résider leur intérêt, commencent à leur tour à vendre ces produits, qui petit à petit deviennent financièrement plus abordables.

 

Par ailleurs, les omégas-3 se trouvent bien sûr dans les poissons, en particulier les poissons gras (Thon blanc, saumon, maquereau, sardine, hareng), dans l’huile de colza, l’huile d’olive, les margarines ou les beurres enrichis en omégas-3 et aussi les noix.

 

Sans se gaver de ces aliments,  il suffit d’en intégrer des petites quantités dans l’alimentation quotidienne pour améliorer le taux des omégas dans le sang circulant.

 

Cela vous paraît-il compliqué à réaliser ?

 

Peut- être que des petits changements de ce type, sans bouleverser fondamentalement votre façon de vous nourrir, pourra  vous amener progressivement à une santé encore meilleure.

 

Et l’effet des omégas-3 sur les performances sportives ?

 

Des publications sur l’effort sportif ont montré que la supplémentation en oméga-3 permet une amélioration des performances d’endurance.

 

En fait,  les efforts d’endurance entraînent une modification de la fluidité et de la souplesse des membranes cellulaires des globules rouges circulant dans le sang, avec pour conséquence une augmentation de la viscosité du sang ;  les oméga-3 permettent de contre carrer ces effets négatifs et améliorent donc la circulation sanguine ; qui dit meilleure irrigation des muscles par le sang, dit amélioration de leur fonctionnement…

 

Des travaux scientifiques ont mis en évidence que la capacité maximale aérobie (liée à la VMA)  est améliorée par la supplémentation en huile de poisson en augmentant la capacité de transfert de l'oxygène vers les muscles

 

Intéressant pour nous, non ?

 

4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 00:00

Bonjour les sportifs,

 

Nous voici en passe d’entrer dans le vif du sujet de notre grande aventure « Nutrition et Santé».

 

Et tout d’abord, à tout seigneur, tout honneur : LE SUCRE

 

Ce glucose est  en fait stocké sous forme de glycogène dans le foie et surtout les muscles et représente le carburant essentiel pour l’effort sportif.

 

Il a d’énormes vertus, non seulement pour nos muscles, mais aussi pour le métabolisme de toutes nos cellules, en particulier de notre cerveau (même les sportifs en ont un !).  Aucun être humain ne pourrait  se passer de cette molécule et chaque forme d’activité en requiert de grandes quantités.

 

Des études ont montré que cette petite molécule est le meilleur substrat énergétique requis par l’organisme pour atteindre ses meilleures performances au cours d’un effort d’endurance. Donc, point de besoin de tous les produits annexes qui peuvent vous être ventés par les marchands de rêve… Des sucres rapides, des féculents (sucres lents) et une recharge en glucose en cours d’effort,  un point c’est tout.

 

Cependant, il faut y regarder de plus près, car ce serait trop simple : on se charge en sucre, même au-delà de ses besoins et on est sûr de performer !

 

Malheureusement, le métabolisme ne fonctionne pas tout à fait comme cela : d’autres études tout aussi sérieuses ont montré les graves effets délétères de cette molécule miraculeuse. C’est surtout l’insuline qui fait des dégâts. Elle aussi est une molécule indispensable à la vie – c’est elle qui manque aux diabétiques ; mais elle induit plusieurs effets négatifs.

 

Tout d’abord, sécrétée en grande quantité (quand on absorbe beaucoup de sucre rapide), elle entraîne un stockage du sucre dans les cellules sous forme de graisse, elle peut donc entraîner rapidement une prise de poids par l’accumulation de ces graisses.

 

Par ailleurs, elle entraîne une inflammation au sein de l’organisme et surtout stimule la croissance cellulaire. Et qui dit inflammation +croissance cellulaire dit hélas : Cancer…

   

     

Des études documentées ont bien montré que notre consommation de sucre a fait un bon énorme depuis 2 siècles : elle a été multipliée par vingt environ  en France et par 35 aux Etats Unis !

 

 

 

Et le cancer adore le sucre !...

 

Tous les produits raffinés que nous absorbons : sucres, farines blanches, font monter le taux de glucose dans le sang et donc d’insuline qui favorise la croissance des cellules.

 

Y a-t-il une corrélation entre cet effet néfaste et la flambée du nombre de cancers depuis quelques décennies dans les populations occidentales ? On peut poser la question.

 

Quant à l’épidémie d’obésité qui touche ces mêmes populations industrialisées,  l’évidence est de mise, elle est directement en parallèle de cette consommation accrue (avec les matières grasses bien sûr, qui nous occuperont au cours d’un autre chapitre).

 

 Comment remplacer le sucre ?

 

Premier point : ne pas se ruer sur les édulcorants de synthèse (Aspartame, Saccharine, Cyclamate…) qui ont également été soupçonnés d’effets secondaires (Etudes en cours).  

 

Peut-être les nouveaux sucres naturels issus des plantes : d’abord le fructose  (extrait des fruits), et aussi la Stevia, le sirop d’Agave (qui a une valeur calorique non négligeable), le miel d’Acacia, le sucre de Coco et le Xylitol (extrait du bouleau) : ils ont pour vertu,  d’avoir un index glycémique plus bas que le sucre, donc moins de déclenchement de cette fameuse sécrétion d’insuline… Ils ont un pouvoir sucrant plus élevé, ce qui implique une consommation en moindre quantité pour un goût identique… il faut veiller cependant à ne pas en abuser non plus.

 

Probablement dans les années à venir, les recherches permettront de découvrir encore d’autres produits de remplacement de la canne à sucre, non nocifs et peu caloriques.

 

On a aussi constaté qu’il vaut mieux : manger des pains composés de multicéréales afin de ralentir l’absorption des sucres rapides du blé et manger des féculents complets plutôt que trop raffinés car ils ont un index glycémique plus élevé.

 

En conclusion : le sucre oui, si vous le dépensez aux entraînements et aux compétitions, mais sans excès le reste du temps !!!

 

Et on n’oublie pas non plus de se faire plaisir de temps en temps …

 

On mange quoi comme dessert ce soir ?

 

19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 20:03

Encore parler alimentaire ? Elémentaire pour les sportifs…

 

Bonjour mes amis,

 

Essayons de nous pencher sur notre mode de vie « moderne » et de voir ce que nous pourrions nous apporter à nous-mêmes pour améliorer encore notre qualité de vie et en premier lieu, la qualité de notre alimentation.

 

Ceci se fera sous forme de petits flashs mensuels que nous mettrons sur le site BUSSY RUNNING, à l’aide d’articles courts et abordables par tous, pour faire profiter le maximum de personnes de ces conseils.

 

Le but de cette rubrique, sera de vous permettre de poser éventuellement des questions sur ce sujet, auxquelles je répondrais avec plaisir, si mes connaissances me le permettent ou si cela était nécessaire, de me documenter pour vous répondre.

 

Plutôt que parler de régime alimentaire, il me semblait intéressant de reprendre un peu quelques notions pour éliminer certaines idées reçues sur notre façon de nous alimenter, qui ne tiennent plus tout à fait compte des dernières mises au point scientifiques. En plus de nutrition, je vous indiquerai aussi au fil des numéros, quelques éléments de notre environnement que nous pourrions modifier pour notre plus grand bien.

Il n’est pas dans mon projet de vous priver de toutes les bonnes choses, de vous serrer la ceinture et de vous émacier au fil des mois…

 

Dans la mesure où je suis moi-même impliquée régulièrement dans les effets de notre alimentation sur la santé, il me semblait être de mon devoir, de simplement vous informer sur ce que vous pouvez aujourd’hui faire pour votre bien-être au quotidien et peut-être aussi sur le long terme, pour améliorer votre forme physique (et pourquoi pas vos performances …) et surtout tenter de prévenir si possible les problèmes de santé.

 

Mon but : trouver le meilleur équilibre alimentaire possible pour chacun d’entre nous, en fonction de ses affinités, ses préférences alimentaires et ses possibilités d’intégrer ces notions dans un quotidien parfois dévorant et dévoré par les diverses tâches qui nous incombent.

 

Point de culpabilité de ne pas faire ceci ou cela, pas de cadre rigide, juste un petit fil conducteur pour se diriger dans les méandres des messages diffusés partout sur la santé.

 

Tout d’abord garder en tête que le repas doit rester un moment de plaisir, d’abord gustatif, mais aussi convivial pour ceux qui ont la chance d’être entourés.

 

Nous avons l’opportunité à l’heure actuelle de vivre dans une société où le choix est possible entre produits de qualité et autres produits de moindre qualité…

 

La mode du Bio semble gagner de semaine en semaine car il semble bien, au vu des nombreuses études scientifiques parues, que la santé y gagnerait beaucoup si nous tentons de nous pencher sur les étiquettes. Certes on peut arguer que le bio reste cher, c’est souvent une réalité, mais il se généralise de plus en plus ce qui permet de devenir abordable pour de nombreux produits.

 

De toute façon, il vaut peut-être mieux privilégier la qualité à la quantité en matière de choix alimentaire. Nous aurons l’occasion de redévelopper ce point.

Pouvoir cultiver soi-même ses légumes ou fruits reste un privilège qui n’est pas donné à tout le monde, à nous de pouvoir profiter des possibilités qui se présentent à nous (paniers AMAP).

 

 

De toute façon, vous avez déjà un énorme atout de votre côté qui est de faire du sport régulièrement et de nombreuses études ont bien montré que l’activité physique est au moins équivalente à la nutrition en matière de bonne santé ! De quoi se réjouir une fois de plus de se retrouver régulièrement pour pratiquer notre sport favori !!!

 

Voici pour cette introduction à une nouvelle vision de l’alimentation, je vous donne rendez-vous le mois prochain pour le début de cette grande aventure que nous allons partager ensemble.

A bientôt. Suzy